Canne de combat

Mono/Graphie de l’équilibre
Il y a quelque chose d’instable, de vivace, de mouvant dans la chorégraphie des corps des cannistes au combat. Ils tournent, s’envolent, virevoltent, s’approchent, pivotent, déploient leurs gestes ou esquivent les coups. Jamais trop éloignés, jamais très proches, les corps s’affrontent sans se toucher. La canne sépare les tireurs. La distance est respectueuse. 

Entre équilibres et déséquilibres, entre attaques et parades, les enchaînements sont nombreux. La bascule de l’un à l’autre état se fait à la seconde. Le tireur est vif, précis, rapide, son acuité est extrême. Et pourtant l’équilibre est précaire, l’instant d’après l’adversaire a riposté. Il faut déjouer l’assaut. 

C’est une danse en duo qui propose une multitude de tableaux et je progresse alentours cherchant une distribution harmonieuse, un mouvement éthéré, une composition aérienne. Les cannistes sont chorégraphes, j’esquisse une mémoire de cette danse.